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Manoire de Pensière – XVe siècle
  Connue dès le XIIème siècle sous la forme "De Arfolio", fut le siège du prieuré Sainte Radegonde, dépendance de l'abbaye de Déols. L'actuelle église paroissiale Sainte Hilaire date du XIIème siècle. Romane, elle présente d'intéressants corbeaux sculptés à l'extérieur de l'abside ainsi qu'une ornementation du portail en plein cintre. Parmi les vestiges anciens de l'architecture civile il convient de citer le manoir de Pensières (XVème) ainsi que la très intéressante maison forte de Villeret.





  La paroisse est connue dès le XIIIème siècle ("De Cleriaco"), la commune actuelle regroupe en outre l'ancienne paroisse de Saint Saturnin (ou Sournin). L'église Saint Pierre, desservie par un chanoine séculier, dépendait sous l'ancien régime du chapitre de Châtillon. L'édifice actuel contient des éléments anciens (XIIème) peu lisibles, masqués par des restaurations ou des constructions du XIX ème. On peut signaler les vestiges d'une ancienne motte féodale à Bournigal ainsi que le château des Effes et sa chapelle.

Château des Effes






Château de l’Ile Savary
  L'église Sainte Colombe, dépendance de l'abbaye Saint Gildas, date des XIème et XIIème siècles, elle présente une intéressante chapelle gothique dite "De Varye".
  Le monument phare de cette commune est le très beau château de l'Isle Savary. Le fief et le château sont attestés dès le XIIème siècle, mais Guillaume de Varye, compagnon de Jacques Coeur, acquéreur en 1464 pour la somme considérable de 40 000 écus d'or fit raser l'ancien château pour le reconstruire entièrement. Il ne vit pas le terme de cette entreprise, à sa mort (1469) c'est sa veuve qui fit terminer les travaux. Le château nous est parvenu presque dans son état d'origine malgré des remaniements au XIXème.

  Conçu sur un plan carré, il était initialement totalement fermé, la courtine sud a disparu, sans doute pour le rendre plus agréable à habiter. Dans son état actuel, construit en une seule phase à la fin du XVème siècle, il est sans doute l'un des meilleurs témoins en Val de Loire de l'avènement de la Renaissance. Conservant de nombreux éléments de l'architecture militaire médiévale : plan carré, donjon, fortes défenses (machicoulis, chemin de ronde, douves et ponts-levis), il présente aussi par ses élégantes proportions, la régulière symétrie de ses façades, la qualité de ses ouvertures et de son organisation intérieure, tous les éléments de l'architecture nouvelle.

  Signalons que c'est dans les dépendances de ce château que fut créée à la fin du XIXème siècle, la première Ecole Pratique d'Agriculture. Le décés du propriétaire faillit la faire disparaître mais le maire de l'époque, Jules Parise, mit par contrat à la disposition du département sa propriété du Breuil Manson qui permit la poursuite de l'activité de cette école jusqu'à la fin des années vingt. L'histoire de ce premier établissement d'enseignement agricole en région Centre mériterait d'être écrite...

  On ne peut quitter Clion sans citer le très bel ensemble de Marteau, qui outre le manoir du XVème siècle conserve, parmi un très bel ensemble de bâtiments, une chapelle du plus pur style gothique flamboyant.





  Ce n'est pas dans cette commune, célèbre pourtant par ses découvertes de l'époque gauloise, qu'il faut rechercher les phases anciennes de l'histoire de notre canton.

  La paroisse n'est citée qu'au début du XVIIème siècle (1619). L'église est alors, comme celle de Cléré-du-Bois, desservie par un chanoine séculier du Chapitre de Châtillon. L'ancienne église romane a été détruite et entièrement reconstruite au XIXème siècle.

Place de la mairie

  Le hameau de Corbet, à l'ouest de la commune, présente un réel intérêt architectural. Près d'une maison de maître du XVème siècle s'élève une chapelle seigneuriale de style gothique flamboyant pourvue d'une très belle charpente et d'un splendide décor sculpté, datant très vraisemblablement du XIVème siècle.





  Cité particulièrement ancienne puisque l'occupation de l'éperon est attestée dès le néolithique et s'est poursuivie jusqu'à nos jours. C'est peut être le seul cas dans notre canton où l'agglomération actuelle a été occupée sans discontinuité pendant près de 5000 ans.

  La paroisse attestée au début du XIIIème siècle dépendait de l'abbaye de Déols mais était desservie par un chanoine du Chapitre de Châtillon. L'église romane Saint-Hilaire date du XIIème siècle, elle a subi quelques modifications au XIXème siècle et la voûte du choeur a été reconstruite en style gothique, vraisemblablement au XVème siècle. Le mobilier religieux recèle quelques pièces intéressante notamment une très belle statue de Saint Roch.

  L'architecture civile ne conserve pas d'éléments anciens à l'exception du Château d'Allogny qui bien que profondémment remanié présente encore l'organisation d'un château médiéval. Ses tours peuvent, sous le masque des réfections modernes, conserver des parties authentiquement anciennes.





  Commune au passé particulièrement riche, c'est la deuxième du canton par la superficie et la troisième pour la population.

  L'ancienne collégiale Sainte Menehould, aujourd'hui église Saint-Sulpice, est un bel exemple local de l'art gothique flamboyant moins représenté dans le châtillonnais que le roman. Le monument majeur et peut être le plus méconnu est l'ancien prieuré Saint Laurent transformé depuis longtemps en habitations mais qui conserve des fresques du XIIème au XVème siècles et parmi celles ci, au cul de four de l'abside, une vierge en majesté si exceptionnelle qu'elle fut choisie pour illustrer la jaquette de couverture du "Berry Roman" des prestigieuses éditions "Zodiaque".

  Sur la crête dominant l'Indre, "Bonne Nouvelle", la chapelle funéraire de la famille de Bry d'Arcy est une construction moderne qui remploie des éléments du XVIème siècle. La légende nous rapporte qu'elle fut fondée par une dame de Paray sur le lieu d'où elle vit apparaître l'équipage de son mari rentrant de la croisade.

  Idéalement située sur un éperon faisant face vers le sud à la vallée d'Indre, l'agglomération se distingue par son superbe château. Dominé par sa haute tour du XIIème siècle qui rappelle la suzerainté des comtes d'Anjou, le logis, majoritairement du XVème est flanqué de deux tours du XIVème. La chapelle castrale (XVIème) est ornée de peintures. Les facades sur la cour d'honneur sont agrémentées de deux tours d'escalier hexagonales très richement ornées de sculptures. Parmi des occupants prestigieux signalons Louis de Buade, Comte de Frontenac qui fut Gouverneur du Canada sous Louis XIV.

Château de Palluau

  Dans la campagne, le château moderne de Paray conserve une porte fortifiée du XVème siècle, seul vestige de la forteresse médiévale. Le château de La Joubardière ne présente pas un grand intérêt architectural mais reste célèbre pour avoir été, en mars 1796, le quartier général de la révolte "catholique et royale" connue sous le nom de "Vendée de Palluau".





  La paroisse dépendant de l'abbaye de Déols est connue au début du XIIIème siècle. L'église paroissiale fortement restaurée au XIXème siècle a conservé des parties de l'église romane primitive mais l'uniformité des enduits ne facilite pas la lecture archéologique de l'édifice.


Château de St-Cyran du Jambot
  Transformé en lycée agricole, le château a subi de nombreuses adjonctions modernes qui permettent cependant de distinguer un corps de logis du XVIème siècle érigé sur un bâtiment plus ancien partiellement conservé. La château de Migny très restauré et reconstruit à la fin du XIXème siècle est une fondation très ancienne (XIIème). Les plus vieilles parties conservées, notamment le puissant donjon, remontent au XIVème. Le château de Chaudenay, possédé depuis des siècles par l'une des plus anciennes familles nobles de notre canton, a été entièrement reconstruit à la fin du XIXème siècle et modifié vers 1910.





  Plus petite commune du canton à la fois par sa superficie et par sa population, Saint Médard a aussi la rare particularité de n'avoir aucune agglomération.

La paroisse citée en 1156, dépendait de l'abbaye de Villeloin. L'église a été détruite au début du XIXème siècle et les matériaux vendus pour financer une campagne de restauration de la collégiale de Châtillon.

Château des Fourneaux 

  Le château de Saint Médard (ou Saint Mars) a été totalement rasé, il n'est plus identifiable que par ses fondations qui ont durablement marqué le sol. Le château des Fourneaux est le témoin d'un ancien fief dépendant de Chaillou, les bâtiments actuels ne semblent pas antérieurs au XVIIIeme siècle.






Château de la Mardelle
  L'ancienne église romane du XIème siècle, fut rasée après 1850. Elle possédait un très beau décor sculpté dont des chapiteaux historiés ; ceux qui ont été conservés sont déposés au musée Bertrand à Châteauroux. La paroisse, comme la plupart de celles du canton était desservie par un chanoine du chapitre de Châtillon.

  Le château de la Mardelle a conservé son plan carré ancien avec ses fossés et ses tours d'angle du XVème siècle ainsi que la chapelle et le pigeonnier. Le logis ancien a été détruit et reconstruit au XIXème. La ferme fortifiée du Puy est un exemple très original d'une architecture rare dans notre région.



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